Tout est lié, les choses entraînent les choses... il est évident que les événements en Colombie touchent directement la situation vénézuélienne. Le signal d'une nouvelle agression du processus vénézuélien circule dans les medias: essayer de trouver des liens entre Chavez et les FARCs, c'est pas nouveau mais, là, ça sent vraiment la poudre.
On parle beaucoup des otages des FARC, mais on sait moins qu'en Colombie, des groupes paramilitaires de guérilla d'extrême droite font régner la terreur et disposent de soutiens politiques importants.
Or, depuis 1982, près de quatre millions de personnes ont été déplacées par les groupes paramilitaires. Ces groupes, seuls ou avec l'aide des forces militaires, ont fait disparaître 15.000 personnes et les ont enterrés dans plus de 3.000 fosses communes (voir l'article du Monde du 29/04/2007 « Ebranlée par les révélations des paramilitaires, la Colombie met au jour ses charniers ») ; plus de 1.700 indigènes ont été assassinés, 2.550 syndicalistes, et près de 3.000 membres de l'Union Patriotique[1]. Ces victimes sont souvent passées par des séances de torture. Entre 1982 et 2005, les paramilitaires ont perpétré plus de 3.500 massacres, et ont volé plus de six millions d'hectares de terre. Très inquiétant, ils contrôlent aujourd'hui 35 % du Parlement.
Depuis 2002, des membres de l'Armée Nationale ont commis plus de 950 exécutions, la majorité présentées comme "progressistes".
Seulement au cours du mois de janvier 2008, les paramilitaires sont auteurs de 2 massacres, 9 disparitions forcées, 8 homicides, et l'Armée a commis 16 exécutions extrajudiciaires. En Colombie, les agents de l'État et paramilitaires violent les droits de l'homme et l'aide humanitaire. Malgré un processus de « demobilisation », beaucoup de groupes paramilitaires ne se sont pas rendus. Maintenant ils se font nommer « Aigles Noirs ». Beaucoup des para-politiciens ont des responsabilités publiques et diplomatiques.
POUR CEUX ET CELLES
QUI ONT ETE DEPLACES
QUI ONT DISPARUS
QUI ONT ETE MASACRES
- Le Mouvement National de Victimes de Crimes d'État (www.movimientodevictimas.org) convoque le 6 Mars 2008 un hommage international aux victimes des paramilitaires, des « para-politiciens » et les crimes d'État.
- Pour commencer à se mobiliser, on vous propose ce rassemblement à Toulouse impulsé par des membres de la communauté colombienne...
Rassemblement
Jeudi 6 mars 2008
17h Place du Capitole
- Tant qu'on y est: PROCHAINE ACTIVITE DU CERCLE:
On parle beaucoup des otages des FARC, mais on sait moins qu'en Colombie, des groupes paramilitaires de guérilla d'extrême droite font régner la terreur et disposent de soutiens politiques importants.
Or, depuis 1982, près de quatre millions de personnes ont été déplacées par les groupes paramilitaires. Ces groupes, seuls ou avec l'aide des forces militaires, ont fait disparaître 15.000 personnes et les ont enterrés dans plus de 3.000 fosses communes (voir l'article du Monde du 29/04/2007 « Ebranlée par les révélations des paramilitaires, la Colombie met au jour ses charniers ») ; plus de 1.700 indigènes ont été assassinés, 2.550 syndicalistes, et près de 3.000 membres de l'Union Patriotique[1]. Ces victimes sont souvent passées par des séances de torture. Entre 1982 et 2005, les paramilitaires ont perpétré plus de 3.500 massacres, et ont volé plus de six millions d'hectares de terre. Très inquiétant, ils contrôlent aujourd'hui 35 % du Parlement.
Depuis 2002, des membres de l'Armée Nationale ont commis plus de 950 exécutions, la majorité présentées comme "progressistes".
Seulement au cours du mois de janvier 2008, les paramilitaires sont auteurs de 2 massacres, 9 disparitions forcées, 8 homicides, et l'Armée a commis 16 exécutions extrajudiciaires. En Colombie, les agents de l'État et paramilitaires violent les droits de l'homme et l'aide humanitaire. Malgré un processus de « demobilisation », beaucoup de groupes paramilitaires ne se sont pas rendus. Maintenant ils se font nommer « Aigles Noirs ». Beaucoup des para-politiciens ont des responsabilités publiques et diplomatiques.
POUR CEUX ET CELLES
QUI ONT ETE DEPLACES
QUI ONT DISPARUS
QUI ONT ETE MASACRES
- Le Mouvement National de Victimes de Crimes d'État (www.movimientodevictimas.org) convoque le 6 Mars 2008 un hommage international aux victimes des paramilitaires, des « para-politiciens » et les crimes d'État.
- Pour commencer à se mobiliser, on vous propose ce rassemblement à Toulouse impulsé par des membres de la communauté colombienne...
Rassemblement
Jeudi 6 mars 2008
17h Place du Capitole
- Tant qu'on y est: PROCHAINE ACTIVITE DU CERCLE:
LES DÉFIS DE LA RÉVOLUTION AGRAIRE AU VENEZUELA
Si le Venezuela souffre toujours d'une dépendance économique envers la rente pétrolière, d'un sous-développement agricole et d'une urbanisation disproportionnée, causé en partie par l'exode rural (14% de la population est rurale), il expérimente aujourd'hui un processus de Révolution agraire. La nouvelle Constitution met en avant le rôle de l'agriculture comme base d'un développement soutenable avec l'objectif de garantir la sécurité alimentaire et d'améliorer la qualité de vie des habitants des campagnes. Le Gouvernement Bolivarien a mis en marche une politique ambitieuse de développement rural, elle implique une stratégie intégrale d'accès au crédit, d'assistance technique, de formation et d'accompagnement organisationnel en faveur des paysans. S'il s'agit de lutter contre la pauvreté rurale, le défi est aussi d'assurer un service public efficace et de promouvoir la démocratie économique et politique en milieu rural.
Dans l'objectif de permettre l'organisation et l'autogestion des populations jusqu'alors marginalisées, les nombreuses institutions impulsent la distribution et la légalisation de la terre, promeuvent le mouvement coopérativiste et taxent les terres non cultivées par les grands Latifundistas. Au delà de la volonté politique dedéveloppement endogène, il est nécessaire d'analyser les limites et les obstacles àla Révolution agraire au Venezuela, dont la population consomme toujours aujourd'hui des produits agricoles importés. Ainsi, l'objectif d'autosuffisance alimentaire reste menacé et l'est peut être encore d'avantage avec son adhésion au MERCOSUR.
Nous tenterons donc de faire une synthèse de la situation complexe des campagnes vénézuéliennes, terres de luttes de pouvoir ancestrales ; riche de diversité, d'opportunité et d'espoir.
Le développement rural et la reforme agraire seront donc envisagés ici comme des révélateurs des paradoxes d'une révolution en marche au Venezuela aujourd'hui.
JEUDI 20 MARS 2008
19h30
PROJECTION/DÉBAT
Film sur l'organisation des producteurs de cacao de Barlovento
Interventions des membres du cercle Venezuela Toulouse:
Carlos Palma (agriculteur bio colombien)
Justine Chesnoy (stagiaire 1 an en developpement rural au Venezuela)
www.cercle-venezuela.fr
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